Les danger de la restauration-rapide (Fast Food)

Les danger de la restauration-rapide (Fast Food)

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Les danger de la restauration-rapide (Fast Food)

Par Julie Comptois

Le restaurant-minute est une des rares branches de l’alimentaire à tirer son épingle du jeu en ces temps de crise. Le groupe McDonald  emblématique de la restauration rapide a fait un chiffre d’affaires qui avoisinait les 20 milliards d’euros en 2014 ! Valérie Cohen affirme, dans une étude réalisée par le cabinet de conseil Xerfi, que « dans un contexte de récession économique, et son corollaire de mauvaises nouvelles, les ménages choisissent massivement les établissements où l’addition est la plus basse ». En proposant des menus, pour la grande majorité, à moins de 10€, le restaurant-minute peut facilement remplacer un restaurant traditionnel pour une famille modeste.

La restauration rapide satisfait un autre besoin essentiel de notre société moderne et super active : manger vite. Les plats servis très rapidement, la possibilité d’emporter sa nourriture, et ce même sans quitter son véhicule, correspond aux attentes d’une clientèle suractive et pressée. Pour l’anecdote, dans certains restaurants-minute à Tokyo, on ne paye pas la quantité de ce que l’on mange, mais le temps que l’on passe à table !

Restaurants-minute et malbouffe sont pour beaucoup synonymes, alors que mange-t-on réellement ?

Rentrons dans le vif du sujet. C’est sans réelle surprise que la nourriture de restaurant-minute est trop grasse, trop sucrée, trop salée, pauvre en vitamines et en fibres. Ajoutons également qu’elle est très « chimique ». Beaucoup d’additifs sont présents dans les aliments. Une salade, pour rester fraiche et appétissante, est traitée avec une douzaine de produits chimiques (d’après taoastro.ifrance.com). On trouve également parfois de l’acrylamide  dans les frites et les croustilles. (L’acrylamide est le nom usuel du 2-propénamide (amide acrylique) de formule brute C3H5NO.

L’acrylamide est un produit utilisé dans l’industrie des plastiques, ou qui peut apparaître spontanément lors de la cuisson d’aliments à plus de 120 °C.

C’est une molécule cancérigène et reprotoxique (c’est-à-dire que sa toxicité se transmet lors de la reproduction et donc, les enfants naissent avec cette toxine dans leur système)

Elle est considérée par l’OMS comme présentant un risque pour la santé humaine. Elle se forme lors de la cuisson (friture, rôtissage..) à haute température d’aliments riches en hydrate de carbone (amidon, sucres) et en protéines.

Viande

« il a été reconnu que la viande est responsable de 70% de toutes les intoxications alimentaires rattachées aux restaurants-minute ». Nous nous doutons bien que la viande, quelle qu’elle soit, ne provient pas d’animaux gambadant dans de belles prairies vertes, mais bel et bien de batteries. Même si ce n’est qu’une fiction, le film Fast Food Nation colle bien au sujet et montre toute l’horreur des restaurants-minute.

OGM

Dans beaucoup de pays, les OGM sont autorisés et sont donc présents dans les menus (soja, tomates, maïs …) avec les éventuelles conséquences que cela peut avoir. Il en va de même avec le bétail et la volaille qui en sont nourris.

Boissons Light

Les boissons légères à l’aspartame dans de grandes proportions présentent également de grands dangers pour la santé .

Même sans considérer les boissons légères, les sucres ajoutés n’ont aucune valeur nutritive, mais sont riches en calories. Selon l’American Heart Association, la plupart des Américains prennent deux fois plus de sucres qu’il est recommandé pour une santé optimale. Toutes ces calories supplémentaires ajoutent un poids supplémentaire, un facteur contribuant à la maladie de coeur.

2 saveurs principales

Cette nourriture, en plus de ne pas être très saine et d’une très grande qualité, ne contient que deux saveurs principales sur six : le sucré (viande, pain, soda) et le salé (frites, hamburger…). Pour information les 6 saveurs sont : le sucré, l’aigre, l’amer, le salé, le piquant et l’astringent. Or cette nourriture, qui est déséquilibrée et qui ne contient que la moitié des saveurs, est difficilement digérable. Ce déséquilibre pourrait être, selon certains nutritionnistes, à l’origine d’une insatisfaction corporelle et pourrait engendrer le retour d’une impression de faim plus rapidement. Après avoir englouti une grande quantité de nourriture dans un restaurant-minute n’avez-vous pas remarqué que vous aviez souvent de nouveau faim une heure après ?

Les risques pour la santé :

À court terme cette nourriture a pour effets : lourdeur d’esprit, léthargie et avidité. A long terme elle a pour effets : obésité, hypertension artérielle, maladies cardiaques, diabète, dépression, troubles de la vésicule biliaire, cancers voire d’entrainer la maladie d’Alzheimer !

Cancers

Dû à une alimentation trop grasse et pauvre en éléments nutritionnels (vitamines, fibres, etc.) les cancers possibles sont le cancer de la prostate, des poumons, du pancréas, des seins et ovaires selon webchercheurs.com.

Maladie d’Alzheimer

Des chercheurs de l’université Karolinska à Stockholm ont découvert, en se basant sur des expériences avec les souris, que l’alimentation grasse et riche en cholestérol favorise le développement de la maladie d’Alzheimer. Des chercheurs ont ainsi étudié le comportement de souris génétiquement modifiées, après leur avoir donné pendant neuf mois une nourriture riche en graisse, sucre et cholestérol.

« En examinant le cerveau de ces souris, nous avons découvert une modification chimique, similaire à celle observée dans le cerveau des malades d’Alzheimer », a expliqué Susanne Akterin, auteure de l’étude, dans un communiqué de l’institut.

Parmi les changements observés, les chercheurs ont notamment noté une augmentation de phosphates, empêchant certaines cellules de fonctionner normalement.

Ils ont également observé qu’une quantité importante de cholestérol dans la nourriture réduisait la présence d’une protéine du cerveau, appelée Arc, impliquée dans le processus de « stockage » de la mémoire.

Ces souris avaient précédemment subi des modifications génétiques pour imiter l’effet d’une variante d’un gène humain appelée apoE4, qui constitue l’un des grands facteurs de risques de la maladie et dont l’une des fonctions est de transporter le cholestérol.

« Nous pensons désormais qu’un apport massif de graisse et de cholestérol, combiné à d’autres facteurs comme l’apoE4, peut affecter plusieurs substances du cerveau, ce qui peut être une des causes de développement de la maladie d’Alzheimer », a-t-elle ajouté.

Des études précédentes avaient montré un lien possible entre le régime alimentaire et l’apparition de cette maladie.
Alzheimer et les troubles apparentés touchent plus de 24 millions de personnes dans le monde (860.000 en France avec 165.000 nouveaux patients par an) et ce chiffre « va doubler tous les 20 ans », selon un rapport de l’OMS.
En Suède, pays de neuf millions d’habitants, 90.000 personnes sont atteintes de cette maladie, selon l’institut Karolinska.

Autrement dit, les restaurants-minute, qui proposent ce type de nourriture, favoriseraient le développement de la maladie d’Alzheimer pour les personnes déjà génétiquement prédisposées.

La dépression

Une étude publiée dans la revue Public Health Nutrition a montré que manger les pâtisseries commerciales (beignets, croissants, gâteaux) et de la restauration rapide (pizzas, hamburgers, hot-dogs) peut être liée à la dépression. Les gens qui mangent du restaurant-minute sont 51 pour cent plus susceptibles de développer une dépression que ceux qui mangent peu ou pas de restaurant-minute. Il a également été constaté que plus la nourriture  est consommée rapidement, plus les participants à l’étude étaient susceptibles de développer une dépression.

La nourriture de restaurant-minute est beaucoup trop calorique

Le nutritionniste Pierre Dukan affirme que «les sandwichs que proposent ces types de restaurants sont beaucoup trop riches en sucres et en graisses» et ajoute que «le service est rapide, la consommation éclaire et l’apport nutritif est beaucoup trop important». Un homme a besoin d’environ 2500 kcal par jour et une femme d’environ 2200 kcal. Une étude belge, «Restauration rapide, manger vite, gras et salé» dans test-achats, étudie l’apport nutritionnel d’une multitude de restaurants-minute en Europe (McDonald’s, Quick, Pizza Hut, KFC (Kentucky Fried Chicken), Le Pain quotidien pour citer les plus connus) et constate que les menus sont beaucoup trop caloriques. « Les menus XL de Quick, Maxi Best Of de McDonald’s où les Buckets de KFC peuvent culminer à plus de 1500 kcal » selon CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie). Sont bien sûr concernés tous les menus « maxis » mais également les menus classiques (7/10). Notons tout de même qu’une étude parue dans Pediatrics affirme qu’un « affichage clair des calories contribuerait à lutter contre l’obésité chez le jeune enfant ». Les informations nutritionnelles ne sont disponibles clairement que chez McDonald’s et Quick.  En effet selon l’étude, les parents qui connaissent le nombre de calories choisissent des repas plus légers (de 102 cal en moyenne) pour leurs enfants. L’étude constate également, sans surprise, que les menus sont trop riches en lipides, en acides gras saturés (même pour les menus  sains qui sont « vraiment à déconseiller»), en acides gras trans et en sel (« la teneur en sel dépasse même souvent l’AJR »). Le message est clair.

Les restaurants-minute proposent tout de même des petits fruits, salades composées, mais ils ne sont pas consommés par la majorité des personnes. En effet les consommateurs préfèrent, en général, le classique hamburger accompagné de frites et d’un soda.

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