Démystifier les différents sucres

Démystifier les différents sucres

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Démystifier les différents sucres

NOTE: Vous avez manqué la 1er partie de cet article? Je vous invite à lire  »La face cachée du sucre »

Le sucre blanc raffiné (du sucrose pur fait à partir de la betterave à sucre) est lavé avec une solution de sirop, puis avec de l’eau chaude, clarifié (habituellement, chimiquement…tenez-vous bien….avec du fluor) pour enlever les impuretés.  Il est ensuite décoloré, concentré, évaporé, remis dans l’eau chaude jusqu’à ce que se forment des cristaux.  Il est ensuite centrifugé pour bien se séparer, puis séché.

À ce point, tout bienfait naturel et valeur nutritionnelle ont complètement disparu!

Le sucre blanc devrait donc être considéré comme un produit industriel plutôt qu’un aliment.

Le sucre brun (ou cassonade) est simplement du sucre blanc, mélangé à de la mélasse. 

Le sucre brut n’est pas vraiment brut.  Il a été cuit, et la plupart des vitamines et minéraux sont disparus.  Mais c’est probablement un peu mieux que le sucre blanc raffiné, puisqu’il y a un peu de mélasse qui reste dedans.

L’aspartame, ce fameux aspartame, prenez-en bien note une fois pour toutes, est un neurotoxique, un poison pour les rats, causant une grande dépendance et qui crée des lésions cérébrales et le cancer…est-ce nécessaire d’en dire plus?

Le splenda (sucralose) n’est PAS un sucre!  Malgré leurs slogans de publicité qui dit «fait de sucre»!  C’est un agent sucrant chloré artificiel dans la même lignée que l’aspartame.  Et, lorsqu’il est chauffé, par exemple dans un mélange à gâteau ou dans votre café, il s’en dégage des dioxines qui sont toxiques pour le corps humain!

Le nectar d’agave est fait à partir de la plante d’agave, qui est un cactus.  Cela semble très naturel comme le sirop d’érable qui vient d’un arbre ou le miel de la ruche.  Par contre, il ne l’est plus.  Le nectar d’agave est grandement transformé et traité, et le produit final ne ressemble plus du tout à la plante d’agave originale.

De plus, l’agave est composé d’environ 80% de fructose (beaucoup plus que le miel et le sirop d’érable). 

Le sirop de maïs à haute teneur en fructose, aussi connu sous le nom de HFCS ou sucre de maïs, est composé de 55% de fructose et 45% de glucose.  Il est l’agent sucrant de la plupart des boissons gazeuses et beaucoup d’autres aliments sur le marché.  Deux études distinctes démontrent que sur 55 aliments testés contenant du sirop de maïs à haute teneur en fructose (incluant yogourt, sauce à salade et condiments) plus du tiers contenait un niveau de mercure détectable.

Cet agent sucrant qu’est le HFCS est contaminé par le mercure lorsqu’il est produit avec un agent caustique qui lui, a été produit dans une manufacture utilisant le mercure dans leur processus.  Par le fait même, la plupart des compagnies utilisant le sirop de maïs à teneur élevée en fructose ne savent pas si le mercure est utilisé dans le processus de transformation du produit qu’ils utilisent…

De plus, son fructose est détaché, c’est-à-dire qu’il n’est relié à aucune molécule comme les sucres devraient l’être, ce qui fait qu’il devient encore plus dommageable que le sucre blanc raffiné lorsqu’il est métabolisé par le corps!

Nous serions portés à croire qu’il est composé seulement de maïs, mais c’est faux!

3 enzymes sont nécessaires pour faire du HFCS et deux d’entre elles, l’alpha-amylase et l’isomérase de glucose ont été génétiquement modifiées.  Donc, si vous voulez éviter les aliments génétiquement modifiés, vous avez une autre bonne raison d’éviter le sirop de maïs à haute teneur en fructose.

Avec le sucre blanc, il est l’une des causes principales de l’obésité.  Ces deux formes de sucre causant aussi de l’hyperactivité chez les personnes sensibles, surtout les enfants.

Le rapadura est le jus pur extrait de la canne à sucre, en utilisant une presse, qui est ensuite évaporée sur feu bas, pendant qu’on le brasse à la pagaie, puis tamisée au sol pour produire un sucre granuleux.  Il n’a pas été cuit à haute température, puis centrifugé pour se changer en cristaux, et la mélasse n’a pas été séparée du sucre.  «Sucanat» est le nom de commerce américain pour le rapadura.

Le sucre de noix de coco est fait à partir de la sève sucrée qui s’écoule des bourgeons des fleurs coupées de noix de coco fraîches.  Il a un index glycémique bas et est riche en acides aminés.  Il est typiquement à moins de 10% de fructose, le sucrose étant le composé de base.

Le xylitol est un agent sucrant connu sous le nom de «alcool de sucre» (ou polyol).  L’alcool de sucre n’est ni du sucre, ne de l’alcool comme le nom le laisse présumé.  Ce sont des hydrates de carbone, dont la structure ressemble au sucre et à l’alcool.  Le xylitol est extrait de la cellulose de bouleau.  Contrairement au sucre, le xylitol est absorbé lentement, ne causant pas de montée de sucre rapide dans le sang, et ne nécessitant pas une réponse immédiate d’insuline par le corps pour être métabolisé.  Et puisque le xylitol est antibactérien, plusieurs études démontrent qu’il aide à prévenir la carie dentaire, les infections aux oreilles et certaines évidences suggèrent qu’ils aideraient à prévenir les maladies de gencives.

Le sirop d’érable pur à 100%, il a une faible réponse glycémique, ce qui est avantageux pour le corps puisque les fonctions pancréatiques sont protégées.

On y retrouve aussi un certain nombre de molécules connues pour réguler la glycémie.

Le sirop d’érable contient notamment une importante quantité de phytohormones de la famille de l’acide absidique, bénéfique contre le développement de la résistance à l’insuline.  De plus, la quantité de polyphénols (anciennement appelé tanin végétal) retrouvés dans le sirop d’érable est cinq fois supérieure à celle dans le miel et 400 fois supérieure à celle détectée dans le sirop d’agave. 

Les polyphénols constituent une famille de molécules organiques largement présente dans le règne végétal.  Ces composés sont les produits du métabolisme secondaire des plantes.Les polyphénols prennent une importance croissante, notamment grâce à leurs effets bénéfiques sur la santé. En effet, leur rôle d’antioxydants naturels suscite de plus en plus d’intérêt pour la prévention et le traitement du cancer, des maladies inflammatoires, cardiovasculaires et neurodégénératives. 

Le miel;  sucre du nectar des plantes

Formée à partir de nectar des fleurs, la synthèse du miel met en jeu des processus biochimiques, et physico-chimiques à la fois simples (sur leur principe) et élaborés (de nombreuses étapes).

Le nectar est une substance liquide sucrée (20 % de sucres environ) produite par certaines plantes au creux du calice.

Grâce à sa trompe, l’abeille butineuse aspire le nectar et le stocke provisoirement dans son jabot (pas de descente vers l’appareil digestif de l’abeille). De retour à la ruche, l’insecte régurgite le nectar, qui se trouve vite réabsorbé par une autre abeille qui régurgite à son tour, etc ce processus est réitéré, un grand nombre de fois. Au fur et à mesure de cette opération surprenante, tout du moins pour nous « humains », deux phénomènes s’opèrent :
– l’eau du nectar s’évapore peu à peu ce qui, par voie de conséquence, l’enrichit en sucre,
– les glandes salivaires des abeilles contenant des enzymes, transforment les polysaccharides (le saccharose / le maltose) en sucres simples, comme s’il s’agissait d’une « prédigestion ».
En résumé, le nectar s’est transformé en miel.

S’ensuit alors un processus de maturation dans la ruche : la température élevée et la ventilation favorisent une évaporation supplémentaire jusqu’à atteindre une concentration de 80% en sucres (soient les proportions inverses par rapport au nectar de départ).

Par contre, parfois, les miels passent entre les mains des industriels qui y ajoutent des sirops de sucres riches en amidon. Un miel contenant de l’amidon est donc le signe qu’il est passé entre les mains de l’homme puisque le nectar et le miel produit par l’abeille n’en contiennent pas au départ.

On prête également au miel des vertus antibactériennes, voire antibiotiques. Jusqu’à très récemment, on ne savait que peu de choses sur ces propriétés, en particulier, quelles molécules produisaient ces effets antibiotiques.
Les connaissances portaient jusque-là sur le peroxyde d’hydrogène (eau oxygénée),  contenus dans le miel. Une étude hollandaise datant de 2010 a montré que les propriétés antibactériennes viendraient surtout d’une protéine appelée « défensive », ajoutée au miel par les abeilles lors du processus de fabrication. Il s’avère que le miel s’est montré très efficace contre une large palette de bactéries (toutes pathogènes sur l’homme) et toute résistante aux antibiotiques classiques.

Le stévia

Les Indiens Guarani d’Amérique du Sud ajoutaient à leurs infusions de plantes des feuilles de stévia pour les adoucir. Au Brésil et au Paraguay, on les utilise depuis des siècles en cuisine. En Amérique latine, la phytothérapie traditionnelle considère le stévia comme hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique et cardiotonique.

Pour l’instant, comme aux États-Unis, la vente de la plante brute et de ses extraits est permise à titre produit de santé naturel, mais pas comme additif dans les aliments transformés.

Des essais de faible envergure (de 12 à 31 sujets) indiquent que l’extrait de stévia a:
– Augmenter la tolérance au glucose et abaisser le taux de glucose sanguin chez des sujets en bonne santé.
– abaissé la glycémie après un repas type chez des patients atteints de diabète de type 2.
– abaissé la glycémie après un repas chez des personnes minces ou obèses en bonne santé.
Malgré ces résultats prometteurs, des études de meilleure qualité et de plus grande envergure seront nécessaires avant de conclure à l’efficacité du stévia.

Les chercheurs s’intéressent également aux effets anti-inflammatoires et anti cancer des extraits de stévia. On ne dispose pour le moment que de données in vitro et sur les animaux

Le stévia et les extraits standardisés en stéviosides sont employés depuis environ 30 ans dans ces régions du monde. Cependant, certains pays, dont le Canada, ne l’ont pas encore autorisé.

Selon une source ethnobotanique paraguayenne, le stévia serait par contre considéré, à fortes doses, comme une plante abortive.

Selon certains essais conduits dernièrement, le stévia ne provoque pas de carie.

Les effets du stévia pourraient s’ajouter à ceux des médicaments hypotenseurs ou hypoglycémiants donc, les personnes faisant de la basse pression et de l’hypoglycémie doivent faire attention avec ce produit.

En résumé, 3 semaines sans mauvais sucre peuvent faire un changement dramatique et bénéfique dans votre corps.

Les dangers de manger trop de sucre ne devraient pas être confondus aux bénéfices de manger des fruits par contre.

Premièrement, on ne peut physiquement manger assez de fruits pour engorger notre foie de sucre.

Deuxièmement, les fruits contiennent des fibres, et les fibres ralentissent l’entrée du sucre dans le foie.

Troisièmement, les nutriments contenus dans les fruits affectent aussi la façon dont les sucres des fruits sont assimilés.

 

Julie Comptois

présidente Alliance Des Nations

 

NOTE: Vous avez manqué la 1er partie de cet article? Je vous invite à lire  »La face cachée du sucre »