5 astuces pour booster sa fertilité au naturel

5 astuces pour booster sa fertilité au naturel

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5 astuces pour booster sa fertilité au naturel

Par Mia Fievez

Aujourd’hui, plus d’un couple sur six connaît des difficultés à concevoir un enfant. Nous connaissons tous (même sans le savoir) quelqu’un qui est concerné.

Avant tout, il est important de positionner le contexte : aujourd’hui, nous avons la « chance » de pouvoir maîtriser notre fertilité, ce qui n’était pas le cas avant. Avec la contraception et nos modes de vie actuels, nous pouvons décider du moment où nous voulons un enfant. Nous pouvons décider de faire des études, de trouver l’homme idéal, de faire une carrière, de s’installer, etc. avant de faire un enfant. Ce qui inévitablement, entraîne des grossesses de plus en plus tardives (avec une courbe de fertilité qui baisse avec l’âge). En outre, nous nous posons une quantité de questions : est-ce la bonne personne ? Le bon moment ? ne vaudrait-il pas mieux avoir acheté son logement avant de fonder une famille ? Etc., etc.!

Et à force de tant se questionner, parfois il arrive que ça bloque!

Et à tout ça, nous devons ajouter la qualité de notre environnement et de ce que nous consommons (pesticides, aluminium, etc.).

Les conseils sont les suivants :

1. la première chose à faire est de se poser et de réfléchir

Pourquoi ? Simplement pour faire redescendre la pression. Il est important de se recentrer sur soi et de se poser les bonnes questions : utilisez le « pourquoi » autant que nécessaire (par expérience au minimum 5) pour obtenir les vraies réponses. Exemple :

– pourquoi est-ce que je veux un enfant ? Pour consolider mon couple par exemple

– Pourquoi est-ce que je veux consolider mon couple ? – Pourquoi est-ce que…

Trouver les vraies réponses est une étape essentielle. Cela permet souvent le mettre le doigt sur un blocage.

Il est souvent plus simple de trouver des réponses lorsqu’on ne veut pas quelque chose. Les personnes qui ne veulent pas d’enfant vous trouveront mille réponses, alors que lorsqu’on en veut un, les réponses sont moins évidentes parce qu’on ne se pose pas la question.

2. Travailler son état d’esprit !

Très souvent, je rencontre des personnes qui n’ont pas encore terminé leur parcours en PMA qu’elles prennent déjà RV pour une seconde tentative… Comment voulez-vous que cela fonctionne ?! On ne va pas pour autant se mentir : bien sûr que ce parcours est difficile, bien sûr qu’il est long. Simplement, il est important de voir qu’autour de ça, il peut y avoir des choses très belles aussi : on peut se sentir renforcé dans son couple, voir qu’il y a un personnel médical souvent bienveillant, souder une amitié, etc.

L’état d’esprit est primordial. Il faut savoir que l’hypothalamus, situé au centre de votre cerveau, gère à la fois vos hormones et… vos émotions !

Comme le souligne le Professeur René Frydman, gynécologue-obstétricien français ayant réussi la première Fécondation in vitro en 1982 en France, « la fertilité est un phénomène mystérieux où le facteur psychologique joue un rôle essentiel ».

Pour commencer, apprendre à trouver 3 points positifs de sa journée est un merveilleux début. Ça peut être 3 choses très simples (un bon repas, un moment avec son conjoint, un éclat de rire, peu importe). Juste 3 choses chaque jour. Cet exercice, je le fais systématiquement avant de m’endormir, juste au moment où je me mets au lit. Cela me permet de me recentrer sur des choses sympas et amusantes (plutôt que sur des galères). Résultat : on se réveille bien plus reposé, car on a passé une meilleure nuit (sans ressasser ce qui ne va pas).

Si l’on est toutes conscientes de l’impact du négatif (comme le stress par exemple) sur notre corps, il est peut-être temps de réaliser que le positif a un impact tout aussi important.

3. Se focaliser sur l’instant présent.

Le temps est un élément primordial dans l’infertilité, car hormis cette « horloge biologique », notre perception du temps est déformée. Nous focalisons sur le temps qui passe, car de nombreux indicateurs nous le rappellent en permanence : on guette l’arrivée des menstruations et on compte les moindres minutes de retard! Les délais avant les rendez-vous médicaux, on constate que celles qui nous ont annoncé leur grossesse ont déjà accouché… ou parfois sont au deuxième, voire au troisième enfant!

Je vais faire un raccourci énorme en disant que le temps est une émotion. Je m’explique, si vous êtes occupée à faire quelque chose d’agréable, souvent on est surpris de voir l’heure, car on n’a pas vu le temps passer. Alors qu’inversement, si l’on vit quelque chose de désagréable, on perçoit les minutes comme des heures.

Se focaliser sur l’instant présent dans ce contexte est d’autant plus important, parce que souvent ce qui nous fait peur provient uniquement de nos pensées, car on anticipe les problèmes/déceptions futurs. Ce qui nous angoisse, c’est dans le futur. Futur qui n’existe pas encore ! Ce n’est pas le fait de ne pas avoir d’enfant aujourd’hui qui pose le plus gros problème, c’est qu’on se projette dans le futur (qui n’existe pas encore) en se disant qu’on ne pourra jamais en avoir.

Partons du principe qu’hier n’existe plus et que demain n’est pas encore là. Aujourd’hui, que puis-je faire pour me sentir mieux ? pour mettre toutes les chances de mon côté, etc. Uniquement aujourd’hui.

4. Être acteur de son projet.

Une fois qu’on arrive dans l’univers médical, on s’en remet souvent exclusivement à l’hôpital (qui va fixer les rendez-vous, les examens, etc.). Et bien sûr, il le faut, c’est une étape « obligatoire » si l’on passe par une procréation médicalement assistée. Toutefois, cela ne nous empêche pas de voir comment de notre côté, on peut faire pour augmenter nos chances de réussite : je pense notamment à l’acupuncture (qui donne de merveilleux résultats en travaillant essentiellement sur deux grands méridiens), à l’homéopathie, à l’ostéopathie, à la phytothérapie (feuille de framboisier, de gattilier, de trèfles, etc.), le yoga (de nombreuses positions permettent d’augmenter la fertilité), à la sophrologie (qui permet de se détendre et de réduire considérablement le stress et qui commence à être recommandée par plusieurs centres PMA). De nombreuses solutions complémentaires existent, et il est important de se rappeler que le projet bébé, c’est notre projet. Et que par conséquent, il nous appartient de choisir si une méthode complémentaire peut nous être bénéfique.

Certaines méthodes se font avant, pendant ou après traitement et sont parfaitement compatibles. Comme toujours, adressez-vous à des professionnels de la santé qui vous recommanderont la fréquence et/ou le dosage qui vous convient.

5. Veiller à son hygiène de vie!

L’alimentation : on ne le répètera jamais assez : il est primordial de manger sainement. Alors, bien sûr, vous savez déjà qu’il vaut mieux éviter l’alcool et le tabac (la nicotine ayant un effet vieillissant sur les ovaires), les restaurants-minute et leurs hamburgers. Mais cela vaut aussi pour la caféine et surtout le sucre : réduisez votre consommation de sucre en évitant les boissons sucrées, les bonbons, etc.

Le sucre augmente l’adrénaline, qui à son tour, réduit le taux de progestérone (ce qui aide à préparer l’utérus pour la grossesse)

Privilégiez des fruits et des légumes (bio) et buvez de l’eau (surtout le soir, car c’est en position allongée – lorsque vous dormez – que vos reins font le mieux leur travail de nettoyage!). Apportez à votre corps tous les nutriments dont il a besoin en vue de le préparer à la tâche essentielle qui l’attend!

Manger pour deux se fait avant l’arrivée de bébé, et quand je dis manger pour deux, ça ne veut pas dire manger le double en quantité. Cela veut dire manger deux fois plus sainement de façon à fortifier votre corps.

Le respect des heures de sommeil : à vous de connaître votre rythme et vos besoins de sommeil, et dormez en suffisance. Votre corps doit être reposé pour être prêt à donner la vie.

Se détendre : si vous avez un rythme de vie particulièrement stressant, il est essentiel de vous aménager des périodes régulières de détente et de repos. De pratiquer la méditation, le yoga, faire de la sophrologie. Stress et fertilité ne font pas bon ménage.

Le choix du mot se détendre est important : si vous focalisez sur « ne plus être stressée », vous le serez encore plus! Focalisez-vous sur la détente et vous trouverez mille et une façons de le faire, que ce soit en lisant un livre, en passant une soirée entre amis ou en amoureux. Soyez créatives!

A chacune de trouver la (ou les) astuce qui lui convient. Et vous ? Quelle(s) astuce(s) avez-vous déjà testée ?

Mia FIEVEZ

www.positivemindattitude.com